Le GAB 44 propose 3 visites en juin 2019, dans le cadre des BIO PRATIQUENT : 6 juin, 11 juin et 1er juillet.

Les Bio Pratiquent c’est l’occasion de rencontrer des producteurs (toutes filières confondues) qui ont soulevé une problématique technique, agronomique ou zootechnique et ont pu via un travail en réseau (avec des partenaires techniques, économiques, etc.) y répondre. Les Bio Pratiquent, c’est aussi l’occasion de visiter des fermes en système biologique avec des producteurs passionnés qui ont complétement intégrés les enjeux de leurs productions. Les Bio Pratiquent, c’est également l’occasion d’en apprendre plus sur le fonctionnement d’une filière grâce à la présence des partenaires économiques. Venez nombreux pour découvrir, en apprendre plus ou vous confrontez à de nouveaux systèmes !

Inscription souhaitée avant la visite : FORMULAIRE EN LIGNE

Jeudi 6 juin chez Xavier GUILBAUD et David BINET à Saint PAZANNE

Optimiser les ressources de sa fermes pour une ration efficace

Avec David nous nous sommes installés sur la ferme respectivement en 2004 et 2007. Nous avons décidé d’entamer une conversion en bio en septembre 2016. Les objectifs étaient multiples : tout d’abord on trouvait qu’on utilisait des produits pour finalement peu de résultats effectifs . Ensuite on était dans une dynamique de produire toujours plus, faire toujours plus de lait pour un revenu qui n’augmentait pas forcément. Un autre élément est le manque de reconnaissance de notre travail : même lorsque nous étions en conventionnel nous recherchions l’autonomie (valorisation de l’herbe, affouragement en vert,…) mais pas de réelle valorisation. Et enfin l’évolution de la société, des consommateurs nous a également fait réfléchir à notre mode de production. Du coup on commençait vraiment à se poser la question si finalement le cahier des charges bio ne pouvait pas répondre à nos attentes. L’élément déclencheur c’est le documentaire « le veau la vache et le territoire » : on a vraiment eu l’impression de trouver des réponses à nos questionnements. Depuis qu’on a passé le pas, ce choix a plus que répondu à nos attentes. En ce qui concerne la charge de travail c’est peut être équivalent mais on a  moins de pression, on est mieux dans notre tête. Au niveau des cultures David ne sort plus le pulvé et rien que ça c’est satisfaisant ! Mais ce qui nous a surtout marqué c’est la santé de nos animaux : de 30 mammites/an on est passé à … aucune pour le moment ! et plus de problème de diarrhée avec l’élevage des veaux sous nourrices.

Mardi 11 juin chez Luc LACOMBRE, Yoan LOYEN et Nathalie ROUSSEL

Le désherbage des légumes plein-champ

Pour présenter notre ferme il faut se pencher un peu sur son historique qui explique pas mal de chose sur la structure actuelle. C’était une ferme d’élevage ovin avec un atelier légumes plein champ qui s’est petit à petit orienté vers le maraîchage. Nous avons donc repris une ferme qui était déjà en bio, avec de la surface et des prairies et qui ne faisait que du demi-gros. C’est ensuite un choix politique que nous avons fait de nous diversifier pour faire également de la vente directe (AMAP, magasin de producteurs) et de la restauration collective. Nous aurions de la surface pour faire plus de légumes mais nous ne souhaitons pas nous orienter dans cette direction. Avec notre assolement actuel et la présence de prairie nous pouvons faire de l’échange avec nos voisins éleveurs et récupérer leur compost.

Lundi 1er juillet chez Marie BOUCHER à BIGNON (44)

Créer son atelier PPAM Bio avec vente au détail

Mes grands parents avaient une ferme où ils faisaient du maraîchage, de l’arboriculture et un peu de PPAM, je pense que ça vient de là… car j’ai toujours voulu faire ça, m’installer en PPAM. Du coup j’ai orienté mes études avec cet objectif et me suis donc formée en botanique et en chimie. Je me suis ensuite installée une première fois en 2009 sur l’île d’Yeu comme cotisant solidaire (les tisanes de l’île d’Yeu) puis c’est en 2012 que je me suis installée sur la ferme de mes grands parents, alors à la retraite. J’ai repris l’ensemble de la ferme mais ais arrêté le maraîchage pour développer l’atelier PPAM. Au départ je suis partie avec une 30aine de plantes selon les conseils d’un collègue plus expérimenté. J’ai fait ensuite évoluer selon la demande. J’en suis aujourd’hui à une 60aine de plantes et tous les ans j’ai tendance à augmenter un peu. Ainsi pour la commercialisation j’ai outre les plantes individuelles, une gamme de 8 mélanges préparés. La demande est vraiment là dessus, un de mes prochains chantiers est de travailler sur la diversification de ma gamme. Aujourd’hui je souhaite faire évoluer mon système pour optimiser mon temps de travail.

 

Réalisé avec le soutien financier de l’ETAT, de l’ADEME Pays de la Loire et le Conseil régional des Pays de la Loire

 

 

 

 

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