Actualités : Chiffres de la Bio

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Conversions bio : des bons chiffres 2016 à analyser avec recul

Les tendances se confirment : les conversions engagées au 15 mai 2016 sont importantes. Plus de 300 producteurs ont décidé de s’engager en Bio. Ce chiffre est important mais reste similaire à 2010 si on le rapporte en pourcentage de surface bio. les opérateurs ont fait un gros travail de structuration depuis 10 ans pour gérer ces flux. Les consommateurs sont de plus en plus nombreux. Bref les voyants sont au vert ! Mais l’implication des producteurs tout au long de la filière reste indispensable pour garder une maitrise des prix et se protéger des écueils connus du conventionnel.

Le graphique des nouvelles surfaces engagées en bio en Pays de la Loire depuis 1999, montre que sur 18 ans on a connu plusieurs pics importants entrecoupés de plateaux .

 

Production : les montagnes russes

Les pics de 1999, 2002 et 2010 ont culminé à plus de 10 000 ha. L’explication de ces pics sont attribués à différents facteurs, comme la crise de la « vache folle » dans les années 1990 ou des dispositifs d’aides à la conversion très favorable sur certaines périodes, comme les CTE dans les années 2000.

 

+ 21 % de surfaces bio en 2016

Le pic de 2016 pourrait atteindre la surface jamais atteinte de 25 000 nouveaux hectares bio sur une année. Cependant, si on s’en réfère aux taux d’évolution annuels, l’augmentation relative de 2016 de 21 % est loin d’atteindre les + 56 % de 1999 ! Mais les raisons qui amènent les producteurs à s’engager en Bio pourraient toucher bien d’avantage de producteurs ces prochaines années que dans les précédentes périodes avec des filières agroalimentaires qui font le choix du regroupement des outils de transformation qui pousse à l’agrandissement des exploitations.

La bio pour rester à taille humaine

Les producteurs qui veulent garder des fermes « à tailles humaines » pourraient  ainsi être amenés à se tourner massivement vers l’agriculture biologique dont les acteurs réalisent depuis plusieurs années un travail de fond sur la construction de filières locales et équitables.

 

Consommation : une évolution linéaire

Quand la production bio progresse par à-coups, on constate en parallèle que la consommation française progresse de façon très linéaire d’environ + 10 % par an. Ces deux graphiques superposés montrent la complexité de la situation pour les opérateurs intermédiaires  qui doivent gérer un décalage entre la demande et l’offre.

 

Tendre vers une lisibilité des dispositifs

C’est pourquoi les collecteurs, les transformateurs et les distributeurs sont très attentifs à ce que les politiques publiques permettent une lisibilité suffisante aux producteurs bio en place et aux candidats à la conversion.

 

2016 : 50% de fermes laitières !

Les conversions laitières ont toujours dominé sur les Pays de la Loire. Les éleveurs laitiers conventionnels sont confrontés depuis 2015 à une baisse très forte et durable des prix. La dynamique de conversion en lait devrait donc se poursuivre en 2017 et peut être encore les années suivantes. Les entreprises de collecte laitière se disent en capacité de valoriser ces nouveaux litrages dans les deux ans.

 

Attention à la transition

Un point d’attention se pose sur les projets de conversion qui concernent des exploitations déjà en situation financière difficile : la conversion pourrait compliquer leurs situations. La vigilance est également de mise sur les projets qui  portent sur des systèmes encore intensifs et qui exigeraient des transitions pour envisager sereinement le passage en Bio. 

 

Poursuite d’une dynamique en viande

Cette dynamique bovins viande a déjà été marquée en 2015. Elle est également due à la faiblesse des prix en conventionnel. Elle provient également de la perte de la PHAE dans la nouvelle programmation PAC, ainsi que des nouvelles conditions d’accès à l’aide aux bovins allaitants qui ne permettent pas de comptabiliser toutes les génisses. Pour compenser ces pertes d’aides, de nombreux producteurs semblent préférer s’engager en Bio, plutôt que dans la MAEC systèmes herbagers et pastoraux. E-BIO annonce être en capacité de pouvoir valoriser ces animaux. Un travail d’accompagnement de ces éleveurs va être réalisé pour qu’ils puissent proposer des animaux correspondant aux besoins des différents marchés et qu’ils soient engagés suffisamment à l’avance dans les plannings d’abattage.

 

Des surfaces significatives en céréales

Avec 1 700 ha en 2016, la tendance de 2015 s’amplifie (770 ha) pour les céréales. Les évolutions restent très faibles pour ces productions sur les Pays de la Loire par rapport à d’autres régions comme  Poitou-Charentes, Midi-Pyrénées, Bourgogne. Sur les Pays de la Loire, l’optique est de renforcer la complémentarité entre développement des élevages de monogastriques et développement des céréales pour l’alimentation des animaux.  La stratégie de production de céréales diversifiées pour l’alimentation humaine est également mise en œuvre par de nombreux producteurs.

 

Patrick LEMARIE (CAB) et Julien TAUNAY (CAB) - juin 2016


Article complet BCAB117

Chiffres clés 2014 : ORAB

L'ORAB 2015 est sorti avec les chiffres 2014 de l'agriculture biologique en Pays de la Loire.

 

Les exploitations et la main-d’oeuvre

● 2 093 exploitations en bio et conversion en 2014.

● 47 % individuel, 29 % EARL (dont 50 % unipersonnelle).

● 13 % Gaec, 6 % SCEA.

● 34 % des exploitations à orientation bovine.

● 45 % des exploitations bio vendent une partie en vente directe.

● 1,51 ETP familiaux par exploitation.

● 1,01 ETP salariés par exploitation.
● Moitié des exploitations bio ont un exploitant de + de  50 ans. 

 

Les surfaces

● 116 438 ha en bio et conversion en 2014.

● 10 % de surfaces en conversion.

● 5,6 % de la SAU en bio.

● 56 ha : taille moyenne des exploitations.

 

Reprise des conversions en 2015

● Surfaces 2014 : + 4 650 ha.

● Estimation 2015 : + 12 000 ha (+ 10 %).

● Part SAU bio 2015 : 6,1 %. 


Les chiffres Clés - Agence Bio


Chiffres clés des Pays de la Loire - 2014
Toutes les fiches régionales et données par filière - Agence Bio 2014 (fichier lourd)

Conversion bio : ça repart fort en 2015 !

La dynamique de conversion, qui s’était largement restreinte depuis 3 ans, redémarre en 2015 et sans doute pour plusieurs années. Bon nombre de producteurs étaient dans l’expectative sur l’aboutissement des négociations de la PAC quant à la redistribution des aides et la réorganisation des règlements de marché. Aujourd’hui, l’agriculture biologique se confirme pour beaucoup de producteurs comme répondant le mieux à leurs objectifs de maintien de systèmes durables, à travers les aides à la conversion, mais aussi au maintien, et par des organisations de marché où les producteurs s’organisent pour faire entendre leur voix.

 

2015 : une conjonction favorable
Depuis 2010, nous n'avions plus connu de contexte aussi porteur. En effet, nous retrouvons trois facteurs clés décisifs :  
· Un contexte économique en conventionnel instable et incertain (baisse des cours, incertitudes sur les filières de l'élevage tant en viande qu'en lait) alors que la situation reste stable en agriculture biologique.  
· Un marché bio porteur et en demande avec une croissance qui perdure sur la plupart des produits frais et transformés.  
· Un dispositif d'aide plutôt sécurisant, sous l'autorité de gestion du Conseil régional qui, par une politique de plafonnement adaptée, a donné une visibilité, non seulement sur les 5 années du contrat d'aide à la conversion, mais aussi sur une poursuite garantie par l'aide au maintien.  

La conjonction de ces éléments nous permet de retrouver une dynamique comparable à celle de 2009-2010. Cette dynamique est confortée par un accompagnement technique performant permis par les organisations de développement et la présence d'opérateurs économiques structurés  (coopératives, transformateurs, etc.) et de distributeurs spécialisés ou non.  

+ 10 000 hectares en 2015
Aussi, les premiers éléments chiffrés compilés par la Coordination Agrobiologique des Pays de la Loire et la Chambre régionale d'agriculture des Pays de la Loire permettent  d'affirmer que plus de 10.000 ha entreront en conversion sur ce millésime 2015. Les Pays de la Loire franchissent donc la barre symbolique des 125 000 ha pour se situer autour des 126 500 ha en de SAU en AB et conversions. Les Pays de la Loire confortent ainsi leur seconde place en valeur absolue de surface AB derrière Midi-Pyrénées.   Cela représente une progression de 8,7 % et porte la part d'agriculture biologique à tout juste 6 % de la SAU régionale. Nous serions donc la 6e région française à franchir ce seuil symbolique inscrit dans les objectifs du Grenelle de l'environnement.  

133 nouvelles fermes en bio
Début juillet, au terme de la campagne de déclarations PAC et donc de repère pour les conversions, sur les 133 nouvelles exploitations en agriculture biologique recensées, 34 concernent des installations-conversions. En parallèle, nous avons identifié à mi-année 14 reprises de fermes déjà en AB, ce qui porte à 48 le nombre d'installations à mi-parcours en 2015.  

15 à 20 % d'installations en bio
Ces dernières années, ce sont en moyenne 50 à 80 installations par an en AB qui sont accompagnées ; 2015 ne fera donc pas exception et augure une fois de plus d'un bon millésime. D'une façon générale, l'agriculture biologique s'est significativement placée comme une alternative crédible dans les choix d'installation des JA. Elle représente désormais de 15 à 20 % des installations d'un millésime. C'est donc plus que proportionnel (2 à 3 fois plus) par rapport au poids que représente l'AB en Pays de la Loire. Cette nouvelle vague de conversions se caractérise par une très forte poussée des bovins (vaches allaitantes et lait).  

Dominance des fermes en viande
62 des nouvelles exploitations en conversion ont une orientation en vaches allaitantes. Cela représente 47 % des nouvelles surfaces en conversion et un peu plus de 3 050 VA (progression de 15 % du cheptel VA bio). Cela devrait porter la taille du cheptel VA AB à 24 000 têtes soit un taux de pénétration de 5,4 % du troupeau allaitant. En outre, la filière viande AB apparaît plus robuste et dégage depuis 4-5 ans de meilleurs résultats économiques (voir le fascicule « revenus agricoles de l'AB en Pays de la Loire »). L'EBE par UTH est, ces 3 dernières années, en moyenne supérieur de 4 000 à 5 000 € en AB.  

25 exploitations en une orientation lait
Cela représente 10 millions de litres de lait en perspective pour 2017, sur 140 millions de litres bio et conversions déjà produits en Pays de la Loire. Ces 19 % des nouvelles surfaces en conversion du millésime permettent de porter le cheptel laitier bio à 27 000 têtes et 5,1 % du cheptel total. Les exploitations engagées ont en moyenne 420 000 l de lait de référence. Cela semble correspondre à une tendance « au refus de l'agrandissement » permis par la libéralisation des quotas et une recherche de meilleure valorisation du lait et d'une amélioration qualitative de la production.  

19 exploitations ont une orientation en maraîchage pour 45,6 ha
C'est dans ce type de production que nous retrouvons la plupart des installations en néo-création d'entreprise. Le souci majeur de ce mode d'installation reste l'accessibilité au foncier même pour de petites surfaces.  

Enfin 770 ha ont été identifiés comme dédiés aux grandes cultures destinés à la vente (circuit long).
Cela peut sembler faible mais en Pays de la Loire c'est hautement significatif dans la mesure où presque 70 % des productions de céréales/olé-protéagineux sont auto-consommés. A côté de ces orientations principales, nous connaissons une croissance même modeste pour toutes les productions. Le végétal spécialisé reste très présent avec 5 viticulteurs (68 ha) et essentiellement en Anjou-Saumur, en PPAM (3 exploitations) et en arboriculture avec 4 petits vergers. Les ateliers en monogastrique (porc et volaille) ou petits ruminants (brebis et chèvres) continuent discrètement leur développement avec 4 exploitations porcines (72 truies mais 4 % d'augmentation), 3 exploitations volailles, 2 producteurs de lait de chèvres (410 000 l de lait et correspond à 10 % d'augmentation du cheptel) et 5 producteurs de brebis (+ 6%).   La dynamique engagée semble vouloir perdurer sur 2016. En effet, au travers des contacts estivaux et des rendez-vous durant le printemps, de nombreuses entreprises en vaches allaitantes et laitières ont différé leur conversion.  

150 000 hectares bio en 2018
Les marchés bio restent porteurs et la crise que traverse l'élevage conventionnel conduit l'agriculture biologique à être vue un peu comme la « planche de salut ». Sur cette lancée, nous pourrions escompter 150 000 ha fin 2018 et ainsi avoir doublé la SAU en AB des Pays de la Loire au regard de la référence 2009 qui était l'objectif du Conseil régional sur sa mandature.  

Dynamique aussi chez les opérateurs
Entre 2012 et 2013, dans la dynamique économique régionale, c'est dans le secteur de l'agriculture biologique que la croissance a été la plus forte. 14 % de croissance en chiffre d'affaire dans les entreprises bio à 100 % et 5 % de croissance dans les entreprises mixtes alors que l'ensemble des entreprises agro-alimentaires n'augmentaient que de +2%.   Le passage agricole est donc très favorable pour un développement harmonieux et régulier de la bio en Pays de la Loire.  

Patrick LEMARIE (CAB) et Vincent HOUBEN (CRA)   

Les chiffres de la bio en Pays de la Loire
·
 126 500 ha en agriculture biologique et conversions soit le 2nf rang national

· 2 227 exploitations en agriculture biologique et conversions soit le 6ème rang national

· 6 % de la SAU agricole en agriculture biologique et conversions soit le 6ème rang national

· 784 transformateurs soit le 5ème rang national

· 201 distributeurs soit le 7ème rang national

· 150 millions de litres de lait en perspective 2017 soit 25 % du volume national

· 3 050 vaches allaitantes soit 23 % du cheptel national

· 2 000 truies soit 23,5 % du cheptel national

· 120 000 m2 d’ateliers volaille soit 22 % du volume national

· 1 900 ha de légumes (frais et légumes secs) soit 8 % des surfaces nationales

· 2 900 ha de vignes soit 4,4 % des surfaces nationales 

 


Chiffres de la bio 2013 : ça progresse… mais moins vite

L’agriculture biologique continue sa progression en Pays de la Loire. Avec 5,3 % de la surface agricole, la région totalise 111 800 hectares bio, ce qui la place en deuxième position des régions françaises. L’année 2013 confirme le ralentissement des conversions perçue en 2012. Les conversions et le renouvellement des générations sont les deux défis de ces prochaines années.

L’agriculture biologique reste forte en Pays de la Loire avec plus de 2000 fermes en 2013. La Loire-Atlantique reste le département le plus « bio », avec 609 fermes et 10,2 % de la SAU, puis suit le Maine-et-Loire (587 fermes), la Vendée (346 fermes), la Mayenne (256 fermes) et la Sarthe (204 fermes).

 

Deux années de faibles conversions

Cette progression est au ralentie depuis deux ans.  En 2010, nous avons connu une grosse année de conversion avec près de  15 000 nouveaux hectares. Cette croissance s’est freinée avec 2000 à 3000 nouveaux hectares par an depuis 2011. Pour 2014, on estime à seulement 4800 hectares en bio. Ce ralentissement depuis 3 ans a plusieurs raisons. Des producteurs attendent le nouveaux dispositifs PAC à partir de 2015 pour se décider. Les filières (notamment lait) ont un discours moins volontaristes. Les prix payés aux conventionnels, plutôt haut depuis 2011 n’incitent pas au changement de pratiques.

 

Un frémissement des conversions

Depuis le début de l’année, les GAB et le CIVAM Bio 53 reçoivent des demandes d’informations sur la conversion, notamment en lait et en viande. Ces contacts laissent entrevoir une relance des conversions, grâce à un système d’aide presque stabilisée et des demandes plus explicites des opérateurs économiques.
 

Des installations toujours soutenues

La dynamique d’installation reste forte depuis 5 ans. On dénombre 62 installations en bio en 2013, contre 53 en 2012 et 84 en 2011. Elles représentent en 2013 12 % des installations sur la région.  26 % de ces installations sont des créations d’entreprise (principalement en maraichages) et 53 % une reprise (notamment en bovin lait).

 

Une forte dominance de l’élevage

La typologie des fermes reste très marquée par l’élevage.  35 % des fermes bio sont spécialisées en bovin lait ou viande, soit 670 fermes. Les fermes sont notamment très spécialisées en lait avec 395 exploitations sur la région. Le quota moyen en 2013 est de 321 000 litres avec 52 vaches. L’analyse de la production montre que le quota est réalisé à 89 %. La surface moyenne des systèmes laitiers  s’établit à 87 hectares, avec 8 % de surface en maïs fourrage. Sur 50 % des exploitations Bio, on trouve du maïs dans la sole et dans 31 % des cas, le maïs dépasse 10 % de la surface.

 

50 % des céréales pour l’autoconsommation

Les  grandes cultures bio occupent 22,5 % des surfaces bio de la région. La progression est faible depuis plusieurs années. Les 25 000 hectares de céréales sont destinés pour la moitié à l’autoconsommation des animaux sur la ferme. Ce chiffre passe même à 80% en Loire-Atlantique avec beaucoup d’assolement type « polycultures-élevage ».  On peut confirmer cette orientation en regardant la sole des grandes cultures : 30 % des surfaces sont consacrées à des associations céréales-protéagineux, quasi exclusivement pour l’élevage. La spécialisation en grandes cultures reste très faible en Pays de la Loire, car seulement 5 % des fermes ont uniquement des grandes cultures. Les filières monogastriques continuent à être très fortement déficitaires en grains bio issus de notre région.  Les rendements blés de l’année 2014, faibles, devraient accentuer ce phénomène.

 

La viticulture reste dynamique

Dans les vignes; la bio continue sa progression en 2013. 2900 hectares et 204 domaines sont recensés.  L’Anjou-Saumur représente 59% des surfaces bio, et la Loire-Atlantique 36%. La croissance des surfaces ralentie, avec 6% de surfaces en plus en 2013. Nous avons connu une vague de conversion importante depuis 2009, avec le doublement des surfaces en 5 ans. La surface moyenne d’un domaine en bio est de 14 hectares et emploie en moyenne 4 travailleurs. Le vin bio reste fortement commercialisé en circuit-court pour 74 % des volumes produits.


Un développement des légumes partout

La production de légumes bio a connu un essor important depuis 10 ans, avec un développement des surfaces au-delà des bassins de productions historiques (Val de Loire et périphérie nantaise). Les 1845 hectares de légumes bio sont répartis sur les 5 départements, même si la Loire-Atlantique représente 45% des surfaces. Cette croissance s’explique par les nombreuses installations en maraichage diversifiés. Les surfaces en légumes ont doublées depuis 2009 !

 

L’emploi sur les ferme bio : un atout

La bio est générateur d’emploi : les chiffres 2013 le prouvent. Les exploitations en agriculture biologique emploient 1/3 de main d’œuvre supplémentaires, comparé aux fermes conventionnelles.  Le chiffre est encore plus important pour le maraichage et la viticulture. L’agriculture biologique profite aussi aux salariés, car on dénombre 1,05 ETP salariés sur les fermes bio, contre 0,63 ETP sur les fermes conventionnelles.

 

Une pyramide des âges plus jeune

L’âge moyen des agriculteurs bio est 46 ans, contre une moyenne régionale de 48 ans. La bio se caractérise par 16 % de jeunes de moins de 35 ans et de plus de 55 ans. La jeunesse est surtout importante en maraichage.

 

200 fermes à transmettre d’ici 10 ans !

La pyramide des âges est moins marquée qu’un conventionnel, mais la transmission est un enjeu très important dans les 10 prochaines années. 50 % des fermes ont un producteur de plus de 50 ans. 27 % des fermes ont un producteur ayant plus de 55 ans. Certaines productions sont encore plus marquées par ce vieillissement (bovins et volailles) où l’on atteint 30 % de plus de 55 ans. Il s’agit là d’un vrai défi pour l’avenir de l’agriculture biologique.  On peut donc envisager qu’il faudra renouveler les producteurs en place sur plus de 200 fermes d’ici 2020. Le réseau CAB est mobilisé sur ce dossier et va engager en 2015 des actions concrètes, en lien avec des opérateurs économiques.

 

Julien TAUNAY (CAB)

Source : ORAB—données 2013


ORAB 2014 : données 2013 sur l'agriculture biologique en Pays de la Loire

Dernière mise à jour le 06/07/2016

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