Comment fertiliser ? Avec quels amendements ou engrais organiques ? À quel moment ? Est-ce que mes apports correspondent aux besoins de mes cultures ? Quel impact ont mes pratiques sur l’environnement ? Comment les autres maraîchers gèrent leur fertilisation ? Ces questions, et probablement d’autres encore, ont pu traverser l’esprit de maraîchers s’interrogeant sur leurs pratiques de fertilisation. Il faut dire que la chose n’est pas aisée. 30 à 40 légumes, dont les besoins diffèrent, parfois même d’une variété à l’autre, qui se succèdent et qui doivent atteindre chacun une qualité et un rendement suffisant au moins pour vivre de son métier. Ajoutez à cela une fertilisation organique, dont la vitesse de minéralisation diffère d’un fertilisant à l’autre, et vous touchez du doigt à toute la complexité de la gestion de la fertilisation en maraîchage biologique. Face à ce constat, on comprend aisément que beaucoup puissent se retrouver démunis et optent parfois pour une gestion aléatoire de leur fertilisation, sur-fertilisant par assurance ou sous-fertilisant par méconnaissance des besoins de leurs cultures. L’enjeu est pourtant de taille, car c’est bien des rendements et de la santé des cultures qu’il s’agit, et par conséquent des résultats économiques qui en découlent. À long terme, c’est aussi la fertilité des sols qui sera impactée positivement ou négativement par les pratiques de fertilisation.

Conçu comme un outil d’accompagnement, le guide de gestion de la fertilisation en maraîchage a pour objectif de répondre autant que possible aux questions que peuvent se poser les maraîchers sur leur fertilisation. Bases d’agronomie, besoins des légumes, résidus de cultures, apports des amendements ou encore restitutions des engrais verts : tout, tout, tout, vous saurez tout sur la ferti ! Afin d’engager un raisonnement de la fertilisation à l’échelle du système, le guide reprend les différentes sources d’apports pouvant contribuer à la couverture des besoins des cultures : minéralisation du sol, restitutions des précédents, engrais verts, fumure et arrière-effet fumure.

Au cours de l’élaboration de ce guide, une enquête sur les pratiques de fertilisation des maraîchers bio de Loire-Atlantique a été réalisée. Elle a notamment permis de dégager le graphique ci-contre. Si la volonté est bien souvent de se tourner vers les amendements organiques, la disponibilité locale en fumiers et composts fait parfois défaut et oblige à se tourner vers des engrais organiques du commerce. Ces derniers ont cependant l’avantage de permettre un épandage simple et un bon ajustement des apports.

Enfin, parce que les pratiques de terrain portent souvent plus que la théorie, nous avons fait le choix de laisser une bonne place aux témoignages de maraîchers sur leur fertilisation. Six maraîchers ayant des approches différentes de la fertilisation ont donc accepté de témoigner. Autant que possible, ces témoignages se veulent représentatifs de la diversité des pratiques du département.

Guide disponible au prix adhérent de 15€ auprès du GAB 44

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