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Blés paysans Bio : journée professionnelle le 4 juillet à Bouchemaine

Depuis plus de 10 ans des producteurs bio des Pays de la Loire travaillent sur la valorisation des semences paysannes de blé, avec le soutien financier du Conseil régional des Pays de la Loire. Après quelques années d'expérimentation, les caractéristiques agronomiques de certaines variétés paysannes sont mieux connues et certaines variétés sont déjà largement cultivées chez les agriculteurs. De nouveaux problèmes se posent : ces variétés sont-elles intéressantes sur le plan de la transformation ?

 

Depuis leur retour aux champs, les variétés paysannes ont été principalement utilisées par les   paysans. Ceci leur permet de sécuriser leurs marges grâce à une maitrise de l’ensemble de la filière. Mais avec le développement de la culture de ces blés paysans, des besoins de structuration apparaissent entre les différents acteurs :

-  Comment faciliter leur utilisation à travers la structuration des circuits de proximité.

-  Quel rôle les producteurs, les meuniers et les boulangers peuvent-ils jouer ?

 

La CAB vous invite à une journée professionnelle sur la sélection paysanne, le lundi 4 juillet 2016 à Bouchemaine. Vous pourrez à la fois visiter la plate-forme des essais (collection de 80 variétés de blé, 30 variétés d’avoines…), débattre sur la construction d’une filière « Blés paysans » et déguster en fin de journée des pains issus de ces blés. 


Au programme

10h15 – INTRODUCTION de Florent Mercier  

 

10h30 – VISITE DES ESSAIS ET DE LA COLLECTION DE CÉRÉALES PAYSANNES

>> 106 variétés en microparcelles 

>> 26 variétés de blé dont 2 témoins modernes 


14h00 : Les enjeux de la filière « blés paysans »

16h00 : Atelier dégustation de pains bio

17h00 : Pot de clôture


Plaquette JOURNEE PROFESSIONNELLE 04 juillet 2016

Année 2016 : accompagnement le développement en donnant une place aux producteurs


L'année 2016 commence avec un double mouvement : 
-  Une forte croissance de la consommation : +10% en 2015 en France (chiffres Agence Bio).
-  Un boom des conversions en Pays de la Loire en 2016, avec une hypothèse de plus de 300 nouveaux producteurs bio et 24 000 hectares engagés en conversion.  Ces deux tendances démontrent que le développement de la Bio est une réalité à la fois citoyenne et agricole. L'agriculture biologique est sortie d'une niche pour changer d'échelle. Cette croissance apporte des vraies opportunités pour l'agriculture régionale afin de conforter la région des Pays de la Loire comme une région leader de la Bio en France.   Dans ce contexte, le réseau CAB identifie quatre enjeux majeurs pour l'année 2016, qui seront la clé de voute de notre action 

POLITIQUE PUBLIQUE : sécuriser les dispositifs de soutien aux producteurs  
La CAB réaffirme qu'il ne faut pas de rupture dans les dispositifs d'accompagnement des producteurs. En effet, l'engagement en conversion bio nécessite une sécurité et toute évolution moins-disante serait un message très négatif envoyé aux producteurs en projet. La CAB souhaite donc continuer à dialoguer avec les financeurs (Conseil régional, DRAAF, Agence de l'Eau Loire-Bretagne) dans le cadre du groupe AMBITION Bio 2017 pour défendre les aides conversion et maintien comme elles existent aujourd'hui. Des aménagements sont surement à envisager en 2016 : nous rappelons que le réseau CAB défend l'idée d'inclure la création d'emplois dans l'accès aux aides. Nous pensons nécessaire de faire partager cette position auprès d'autres organisations agricoles et citoyennes pour porter une position collective.    

TECHNIQUE : accompagner tous les producteurs pour sécuriser les fermes  
L'agriculture biologique attire des producteurs avec des profils nouveaux. On constate ainsi à la fois des micro-projets, comme des projets très importants en volume. La CAB pense nécessaire d'accompagner tous les producteurs bio, mais en apportant des approches adaptées à chaque profil. L'approche collective par la formation est un bon outil pour accueillir ces nouveaux, soit en les intégrant dans des groupes existants, soit en créant des groupes spécifiques. Il faudra demain répondre aux besoins des producteurs, avec un encadrement technique qui ne peut pas diminuer sur la région. Les politiques publiques doivent accompagner cette sécurisation technique, dans ce contexte d'arrivée de nombreux producteurs.      
           
FILIERES (amont) : impliquer les producteurs dans toutes les filières  
La sécurisation des débouchés est une condition pour maintenir des prix et des revenus pour les producteurs bio. La CAB réaffirme qu'il existe des outils pour accompagner le changement d'échelle de la bio : les conversions en 2016 sont donc une vraie opportunité pour la Bio régionale. Mais cela nécessite un vrai engagement des producteurs dans la construction de ces filières. La CAB souhaite y jouer son rôle en accompagnant la construction des organisations de producteurs, en lien avec les transformateurs. Les producteurs ont acquis une expertise sur la gestion des filières : nous devons pouvoir communiquer largement sur notre vision du développement des filières pour proposer un discours construit et basé sur l'expérience.    

ORGANISATION : conforter nos structures face à la reconfiguration territoriale  
La CAB réaffirme que notre réseau doit pouvoir répondre au plus près des besoins des producteurs, tout en étant présent sur les enjeux régionaux. En effet, la loi NOTRE consacre plus de pouvoir aux Etablissements publics de coopération intercommunale (Communauté de communes, Métropole). Olivier DULUCQ (Unadel) invité le matin de l'AG de la CAB a rappelé que ces nouveaux territoires pourraient être demain « le creuset du développement de la Bio ». La CAB va expertiser les compétences internes du réseau auprès des techniciens, mais aussi des producteurs pour pouvoir être des interlocuteurs crédibles des élus territoriaux.    

Ces quatre enjeux montrent la complémentarité des différents volets du projet de la CAB. Nous souhaitons le faire partager très largement au-delà du réseau CAB pour trouver des partenaires et des alliés. Nous avons un défi collectif à relever : accompagner le changement d'échelle de la Bio, en gardant les valeurs à notre projet de développement.  

Conseil d'administration 2016  
L'Assemblée générale a désigné ses représentants pour le Conseil d'administration de la CAB. Vingt producteurs désignés par les groupements départementaux vont travailler au cours de l'année sur les orientations 2016. La CAB fonctionne depuis 20 ans en collégialité (sans président), avec un Comité exécutif (CE). Il est composé de 5 personnes issues du Conseil d'administration (1 représentant par département). Ce Comité exécutif, ainsi que le trésorier seront désignés prochainement.  

GAB 44 François DEGRELLE Bruno GRIS Yoann LOYEN Stéphanie PAGEOT
GABBAnjou Sylvie FRADIN-RABOUIN Denis GEMIN Philippe JAUNET Jacky RIPOCHE
CIVAM Bio 53 Dominique GARNIER Germain GOUGEON Eric GUIHERY Mickaël LEPAGE
GAB 72 Hervé D'ANDIGNE Didier BRAULT Thierry BARRE Olivier CORDEAU
GAB 85 Vincent AYRAULT Valérie CHAILLOU-FEVRIER Johan DUCEPT Patrick ROBIN


Rapport d'orientation 2016

Ce que la CAB a réalisé en 2015 : notre rapport d'activités

2015 est la première année de mis en œuvre du Plan régional AMBITION BIO 2017. Il a été bâti collectivement avec la CAB, INTERBIO, la Chambre régionale d’agriculture et Coop de France Ouest. Il est construit autour de 4 axes : production, filières, commercialisation et expérimentation. Toutes les actions 2015 sont inscrites dans ce plan. Vous trouverez dans ce document une liste non exhaustive de nos actions, mais un zoom sur les chantiers nouveaux ou renforcés en 2015.

Sommaire du rapport d'activités 

 

AXE 1 : PRODUCTION

Une forte dynamique de conversion en 2015

Bio Pratiquent : Donner envie de passer en bio

Eau et Bio : mise en œuvre d’une coordination INTER-GRAB Loire Bretagne

Réalisation d’un guide pour les porteurs de projets en volaille bio

Animation d’un groupe de producteurs : « Génération PPAM Bio »

Appui technique en viticulture : le développement du laboratoire itinérant

Maraichage : diffuser une expertise technique aux maraichers bio

 

AXE 2 : FILIERES (Volet amont producteurs)

Accompagnement de Volailles Bio de l’Ouest

Veille prix sur la filière céréales

Statut des paysans transformateurs en blé : défendre un statut

Réflexion sur le développement de la filière caprine bio

 

AXE 3 : DEVELOPPER LA CONSOMMATION et CONQUERIR DES MARCHES

Colloque sur l’accessibilité sociale à Nantes le 14 octobre

Vitrine promotionnelle Bio au salon des vins de Loire

 

AXE 4 : EXPERIMENTATIONS et ETABLISSEMENTS AGRICOLES

Participation aux expérimentations régionales

Animation du réseau de fermes pour l’enseignement agricole

Le rapport d'activités est disponible ci-dessous.

Actions réalisées avec le soutien du Conseil régional des Pays de la Loire, de la DRAAF, de FranceAgriMer, de l'Agence de l'Eau Loire-Bretagne et du VIVEA.


Rapport d'activités 2015

Développement des conversions lait bio : une chance et une opportunité pour la filière et pour la planète

Communiqué de presse, 16 mars 2016

Des vagues de conversions, le lait bio en a déjà connu

La filière laitière bio a connu plusieurs vagues de conversions. La dernière en date est celle de 2009/2010. Certaines inquiétudes avaient été soulevées « l’augmentation de l’offre va-t-elle être absorbée par la demande ? ». La réponse a été oui, car la consommation a progressé suffisamment pour compenser l’arrivée massive des volumes collectés. En 2016, nous nous situons un an après la fin des quotas, la crise agricole a frappé et connait une situation sans précédent, même si des signes étaient déjà perceptibles dans les campagnes. Aujourd’hui face à ce constat, des questions se posent aux éleveurs laitiers conventionnels, sur leur devenir. Les tendances de conversions sont fortes sur le Grand Ouest (estimation des engagements en conversion Basse Normandie, Bretagne, Pays de la Loire entre juin 2015 et mai 2016 est de 340 fermes avec un litrage autour des 135 millions).

 

Une consommation au rendez-vous et des attentes sociétales fortes

Dans un contexte de croissance (+10% de consommation entre 2014 et 2015, +8,5% de fermes en bio, +3% de transformateurs, +8% de distributeurs, source Agence Bio) l’agriculture bio poursuit sa structuration. L’agriculture bio se développe car elle répond aux attentes sociétales. La consommation bio résulte d’un acte volontaire et non d’une habitude. Ce choix est majoritairement guidé par une volonté de préserver la santé des consommateurs (63%), préserver l’environnement (58%) et privilégier la qualité et le goût des produits (56%). Les deux tiers des consommateurs bio consomment des produits laitiers. Si hier nous  étions  importateurs  de  lait, aujourd'hui  ce sont l’Allemagne, l'Autriche ou la Belgique  qui sont demandeurs de lait biologique (la collecte de lait bio stagne ou a diminué dans plusieurs pays européens). Cette pénurie européenne donne également des perspectives intéressantes.

 

Réunir tous les acteurs pour changer d’échelle

Des organisations de producteurs laitiers bio se sont constituées, la plupart sont reconnues OP. Elles sont fédérées au sein de Lait Bio de France (LBF) pour partager leur vision de la conjoncture laitière et pouvoir co-construire le devenir de la filière laitière bio. Pour répondre au changement d’échelle, la filière laitière bio doit travailler avec l’ensemble des opérateurs (du producteur au consommateur). Cette démarche nécessite une confiance, une transparence de la part de tous les acteurs de la filière. Des valeurs qui permettraient à la filière laitière bio d’être plus résiliente et de partager les plus-values créées. Pour répondre aux attentes des consommateurs, la filière laitière bio doit laisser la place à une diversité de systèmes et de circuits de distribution.

 

Des outils pour maitriser l’arrivée des conversions

Actuellement, des discussions ont lieu sur les leviers à mettre en place pour réguler aux mieux les volumes. Plusieurs pistes sont possibles et peuvent cohabiter. Tout d’abord, il faut développer la communication des produits bio pour stimuler la consommation de produits laitiers bio. Les moyens déployés aujourd’hui dans la filière laitière bio sont minimes. Cette communication devra être couplée d’une gamme de produits plus large. Un autre levier, l’autorégulation, est un outil très efficace s’il est partagé par tous les producteurs. Des structures de producteurs bio ont déjà appliqué ce fonctionnement à des périodes tendues.  Lait Bio de France regroupant aujourd’hui près de 50% de la collecte de lait bio en France, une mise en œuvre de cette solution à large échelle est tout à fait envisageable. Egalement, la mise en place d’une caisse de mutualisation est une autre solution. Elle pourrait être envisagée pour l’accompagnement des nouveaux convertis et la valorisation du lait bio.

 

Rester lucide sur l’arrivée de producteurs bio

Tout d’abord c’est une chance que l’agriculture biologique progresse, car elle permet l’abandon des pesticides autant qu’une offre supplémentaire pour les consommateurs. Les producteurs intéressés par l’agriculture biologique doivent être accompagnés par les structures de développement. Le cahier des charges, identique pour tous les producteurs, est un garde-fou important aux possibilités de conversion et au dimensionnement des projets. Sa mise en œuvre passe par une cohérence du système en place (stratégie herbagère, autonomie importante, taille humaine…). Si ce n’est pas possible aujourd’hui, cela peut être fait plus tard en passant par plusieurs étapes avant la conversion. L’accompagnement à la conversion est essentiel dans ce sens, pour anticiper les changements à venir : échange entre producteurs, formation et appui de techniciens compétents. Deux années de conversion en bio laisse du temps pour préparer la venue des nouveaux producteurs bio et co-construire la filière avec les opérateurs. Le réseau FNAB l’affirme : s’engager en bio, ce n’est seulement produire bio, mais c’est aussi s’impliquer dans les filières de commercialisation.

 

Contacts presse 

- Gaël AVENEL, Président d'Agrobio Basse-Normandie : 06 87 16 08 21

- Patrick GUILLERME, Président de la FRAB Bretagne : 02 97 43 22 69

- Eric GUIHERY, Référent lait CAB Pays de la Loire : 06 76 60 03 90 


Communiqué de presse LAIT 16032016

Dernière mise à jour le 06/07/2016

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