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La CAB Pays de la Loire appelle à un engagement politique fort pour 2026
Pays de la Loire
Réunie en Assemblée Générale à Angers, la Coordination Agrobiologique (CAB) des Pays de la Loire a dressé le bilan de l’année 2025 et défini ses priorités pour 2026.
Dans un contexte marqué par le recul des financements publics et une conjoncture économique instable, la CAB alerte : sans engagement politique renforcé, la dynamique de l’agriculture biologique pourrait être fragilisée. Pourtant, la bio constitue un levier régional stratégique pour répondre aux défis climatiques, économiques et alimentaires.
La bio : une réponse concrète aux priorités publiques
En Pays de la Loire, l’agriculture biologique représente une part significative des installations (30 %) et des fermes (17%). La bio fait consensus pour répondre précisément aux objectifs d’intérêt général :
- Transition écologique : réduction des intrants, préservation de la qualité de l’eau, stockage carbone.
- Souveraineté alimentaire : des systèmes diversifiés, autonomes en intrants pour une alimentation saine et de qualité
- Emploi et territoire : maintien de fermes avec de l’emploi et contribution au développement économique
Quatre priorités qui nécessitent un soutien public
- Renouveler les générations agricoles
La CAB s’engage dans France Service Agriculture pour sécuriser les installations et transmissions. Cela suppose des dispositifs publics stables, lisibles et pluriels pour accompagner toutes les installations en Pays de la Loire.
- Renforcer l’appui technique
Face aux aléas climatiques, les productrices et producteurs ont besoin d’un accompagnement renforcé. L’ingénierie technique est un investissement stratégique pour sécuriser les systèmes et accélérer les transitions. Individuel ou collectif, nous œuvrons pour répondre aux besoins d’adaptation des fermes.
- Structurer les filières bio
La mobilisation des outils de la PAC (programmes opérationnels, gestion de marché) est indispensable. Elle doit être complétée par des politiques régionales ambitieuses pour soutenir la transformation et la commercialisation.
- Soutenir les dynamiques collectives
Les réseaux de producteurs sont essentiels pour diffuser l’innovation et accompagner les transitions. Leur financement doit être consolidé. Les formations courtes (1 à 3 jours) sont des outils indispensables : la CAB soutient que le fond de formation (VIVEA) trouve des solutions financières pour accompagner cette transition.
La CAB appelle les pouvoirs publics et ses partenaires à :
- Sécuriser les financements dédiés à la bio ;
- Inscrire l’agriculture biologique comme axe prioritaire des politiques agricoles et alimentaires, notamment en faisant respecter strictement la loi Egalim avec 20% d’ingrédients bio dans les repas des restaurants scolaires ;
- Garantir une cohérence entre les objectifs environnementaux affichés (qualité de l’eau, santé) et les moyens mobilisés.
Une responsabilité collective
Le nouveau Conseil d’administration de la CAB, composé de 22 membres (10 femmes et 12 hommes), portera tous ces chantiers avec détermination. L’agriculture biologique est une solution structurante pour l’avenir agricole régional et l’alimentation.
Le rapport d’activités 2025 est disponible sur le site internet de la CAB.


